Autour
de moi

L’organigramme "anti-esteam" de soi

L’organigramme
Édito 328
Karen Émilie
Karen ÉMILIE

Le bien-être c’est Simple comme Soin

16 Octobre 2018
Récemment, je suis allée sur le site d’une entreprise et j’ai été surprise de voir l’onglet « organigramme ». Véridique ! Je pensais que le terme n’avait plus cours aujourd’hui, comme rangé des voitures, qu’il était même considéré comme obscène. A l’heure de la « team », de « l’esteam », de l’équipe fait la force d’une entreprise… ressortir le vieil organigramme date un peu, fait industrie à l’ancienne ou firme. Alors que nous multiplions les échelons en France, si en plus on les affiche façon arbre généalogique avec les chefs, les sous, les sous-sous… je trouve cela assez vulgaire.

A l’heure du Chief Happiness Officer, littéralement « manager du bonheur » en entreprise, je ne suis pas sûre que l’organigramme ait droit de cité.

En filigrane, je me suis également dit, qu’elle ne fleurait pas très « bien-être » cette entreprise. Or aujourd’hui, cultiver le mieux-être (voire le bonheur) de ses salariés, est une valeur à cultiver, à capitaliser même, pour fidéliser, limiter l’absentéisme et le présentéisme de façade, lutter contre le burn-out, améliorer l’efficacité de chacun pour ne pas dire la productivité, qui est tout sauf un gros mot pour moi.

D’ailleurs, l’entreprise et le Comité d’Entreprise, quand il y en a un, ont comme prérogative sociale le bien-être des salariés. D’où l’allocation d’un budget croissant pour y répondre grâce au sport, aux soins (massages notamment), aux loisirs (culturels et autres) cofinancés… pour que chaque salarié(e) arrive le lundi rasséréné(e), revienne de vacances « idéalement » prêt(e) à travailler, apprenne aussi à gérer le stress inhérent à sa fonction.

Après, le grand débat reste en interne ou en externe…

Certains grands groupes ont investi dans des salles de sports et des espaces « sieste ou méditation » (encore rares en France) installés dans l’enceinte même de l’entreprise, dans des séances de massage Shiatsu assis, de sophrologie… pratiqués également en interne. D’autres préfèrent subventionner des soins et des activités à l’extérieur pour que le salarié ait le choix, la liberté et plus d’intimité pour s’y adonner.

Dans les deux cas, je ne peux que louer ces initiatives, à la condition qu’elles s’inscrivent dans la durée et ne soient pas un simple « coup de comm » ! Elles peuvent être initiatiques pour informer le salarié de leurs bienfaits, mais il faut qu’ensuite, les moyens (internes ou externes, encore une fois) soient là pour qu’elles puissent être pratiquées avec régularité.

En fait, je serais même pour qu’elles soient obligatoires façon :
 
  • Le 1er lundi de chaque mois, tous chez le coiffeur
  • Le dernier jour avant mes vacances, je me fais masser
  • A chaque changement de saison, je m’offre un soin du visage
  • Et chaque semaine, c’est une séance de yoga, Pilates, aquabiking…  

En fait, le bien-être c’est Simple comme Soin !

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
Soins