Le monde appartient à ceux qui se lèvent à 5h30

Édito 203

Delphine HENRIET
Le nouveau mantra ?
6 Octobre 2015
Depuis quelques mois, on ne parle (ou presque) que du livre « The Miracle Morning » d’Hal Eliod, qui prône les avantages de se lever à 5h30, chaque matin, rien que ça ! Selon l’auteur, cela nous permettrait, non pas de nous recoucher avec bonheur jusqu’à 7h, en se disant : « Encore 1h30… », mais de s’atteler à différentes tâches, que nous aurions « tôt fait » de zapper, emportés par le flot quotidien.
Ainsi, il s’agirait (gardons le conditionnel, voulez-vous) de :
1. Méditer au saut du lit pour gérer son stress (10 minutes).
2. Ecrire 3 choses qui nous tiennent à cœur et pour lesquelles nous sommes reconnaissants (bonne nouvelle, bon moment, accomplissement...) pour se mettre positivement en ordre de marche pour la journée (10 minutes).
3. Se rappeler ses objectifs tout en se visualisant dans l’action et en imaginant les sensations ressenties pour se motiver (10 minutes).
4. Se bouger en faisant du sport pour se réveiller, faire le plein d’énergie… (jusqu’à 1h30)
5. Lire pour se nourrir intellectuellement (20 minutes).
Mis bout à bout, il est environ 7h10, en comptant 50 minutes de sport, l’heure (non pas de se lever car ça c’était avant) de prendre une douche, de petit-déjeuner, de réveiller les enfants, de les emmener à l’école… et d’aller au bureau avec cette douce sensation qu’une partie du devoir est déjà accomplie.
La promesse est belle avec success story à l’appui : Jack Dorsey de Twitter, Tim Cook d’Apple, Richard Branson de Virgin, Anna Wintour de Vogue… sachant que les concernés ne se sont jamais posés la question du lever tôt. Loin de moi l’idée de chipoter mais la différence est de taille entre faire ce que l’on nous dit de faire et le faire naturellement, en accord avec soi.
Pour ma part, je rêve d’une grasse matinée, état de « grâce » où l’on se lève quand on a épuisé son quota de sommeil. Et si Anna Wintour est citée parmi les adeptes du 5h30, rares sont les autres « famous women » qui le sont. Et pour cause : les femmes ont besoin de plus de sommeil que les hommes, quadruple vie oblige (working girl, maman, amante, logisticienne du quotidien). Par ailleurs, pour maigrir, maîtriser ou réguler son poids (autre grand sujet qui passionne les foules), il faut bien dormir, étude à l’appui. Enfin et surtout, nous sommes tous inégaux face au sommeil, avec des besoins physiologiques différents. Et s’il faut parfois se faire violence pour vivre mieux et plus sereinement en se bougeant, en s’alimentant bien, en prenant soin de soi… faut-il aller jusqu’à se lever à 5h30 ?
A tenter si le cœur ou le corps vous en dit… sachant que de plus en plus de salles de sport ouvrent leur porte à l'aube...
Rendez-vous la semaine prochaine, au plus tôt, pour un nouvel édito.
Ainsi, il s’agirait (gardons le conditionnel, voulez-vous) de :
1. Méditer au saut du lit pour gérer son stress (10 minutes).
2. Ecrire 3 choses qui nous tiennent à cœur et pour lesquelles nous sommes reconnaissants (bonne nouvelle, bon moment, accomplissement...) pour se mettre positivement en ordre de marche pour la journée (10 minutes).
3. Se rappeler ses objectifs tout en se visualisant dans l’action et en imaginant les sensations ressenties pour se motiver (10 minutes).
4. Se bouger en faisant du sport pour se réveiller, faire le plein d’énergie… (jusqu’à 1h30)
5. Lire pour se nourrir intellectuellement (20 minutes).
Mis bout à bout, il est environ 7h10, en comptant 50 minutes de sport, l’heure (non pas de se lever car ça c’était avant) de prendre une douche, de petit-déjeuner, de réveiller les enfants, de les emmener à l’école… et d’aller au bureau avec cette douce sensation qu’une partie du devoir est déjà accomplie.
La promesse est belle avec success story à l’appui : Jack Dorsey de Twitter, Tim Cook d’Apple, Richard Branson de Virgin, Anna Wintour de Vogue… sachant que les concernés ne se sont jamais posés la question du lever tôt. Loin de moi l’idée de chipoter mais la différence est de taille entre faire ce que l’on nous dit de faire et le faire naturellement, en accord avec soi.
Pour ma part, je rêve d’une grasse matinée, état de « grâce » où l’on se lève quand on a épuisé son quota de sommeil. Et si Anna Wintour est citée parmi les adeptes du 5h30, rares sont les autres « famous women » qui le sont. Et pour cause : les femmes ont besoin de plus de sommeil que les hommes, quadruple vie oblige (working girl, maman, amante, logisticienne du quotidien). Par ailleurs, pour maigrir, maîtriser ou réguler son poids (autre grand sujet qui passionne les foules), il faut bien dormir, étude à l’appui. Enfin et surtout, nous sommes tous inégaux face au sommeil, avec des besoins physiologiques différents. Et s’il faut parfois se faire violence pour vivre mieux et plus sereinement en se bougeant, en s’alimentant bien, en prenant soin de soi… faut-il aller jusqu’à se lever à 5h30 ?
A tenter si le cœur ou le corps vous en dit… sachant que de plus en plus de salles de sport ouvrent leur porte à l'aube...
Rendez-vous la semaine prochaine, au plus tôt, pour un nouvel édito.
Soins





