Mon coiffeur est gai et ça me plaît

Édito 226

Delphine HENRIET
Vive le coiffeur libre !
12 Avril 2016
Non, je ne me suis pas trompée en écrivant « gai » (et pas « gay »), sur fond de polémique prud’homale dans le secteur de la coiffure. Et d’ailleurs, je ne me permettrais pas de juger les préférences sexuelles de mes coiffeurs. Car en la matière, je suis polygame en plus, ayant un appétit démesuré pour les soins capillaires, les brushings… et un coiffeur dans chaque port !
Je suis volontairement assez crue dans mes propos, car quand j’ai eu vent de l’affaire, mes bras m’en sont tombés. Si bien que j’ai dû aussitôt aller chez le coiffeur, ne pouvant plus me coiffer moi-même...
Plus sérieusement et pour ceux qui n’auraient pas suivi « l’histoire », voilà ce que le conseil des Prud’hommes a osé écrire dans le cadre du licenciement abusif d’un coiffeur : « En se plaçant dans le contexte du milieu de la coiffure, le Conseil des Prud’hommes considère que le terme « PD » employé par la manager ne peut être retenu comme propos homophobe, car il est reconnu que les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles [...] sans que cela ne pose de problèmes. »
Et là mon sang n’a fait qu’un tour, car les poncifs sexistes j’en ai soupé et continue encore d’en souper, en tant que femme. Mais qu’ils soient légitimés par une autorité de l’Etat, c’est tout juste inacceptable ! En un jugement rendu, liberté, égalité et fraternité ont été balayées d’un trait de plume. De plus, il est intolérable qu’une profession soit stigmatisée, connotée… sur un critère intime qui ne relève que de la sphère privée. Enfin, gay ou pas, que demande-t-on à son coiffeur ? Qu’il ait du talent et qu’il soit gai accessoirement !
Après la baisse d’activité du secteur de la coiffure en 2015, l’arrivée prochaine d’un flot de coiffeurs du dimanche sans diplôme grâce à Emmanuel Macron (si sa Loi 2 passe), décidément très « en marche » et cette nouvelle affaire, le secteur de la coiffure n’est décidément pas en veine en ce moment !
Du coup, je retourne vite chez le coiffeur et vous invite à en faire autant…
Et vive le coiffeur libre !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
Je suis volontairement assez crue dans mes propos, car quand j’ai eu vent de l’affaire, mes bras m’en sont tombés. Si bien que j’ai dû aussitôt aller chez le coiffeur, ne pouvant plus me coiffer moi-même...
Plus sérieusement et pour ceux qui n’auraient pas suivi « l’histoire », voilà ce que le conseil des Prud’hommes a osé écrire dans le cadre du licenciement abusif d’un coiffeur : « En se plaçant dans le contexte du milieu de la coiffure, le Conseil des Prud’hommes considère que le terme « PD » employé par la manager ne peut être retenu comme propos homophobe, car il est reconnu que les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles [...] sans que cela ne pose de problèmes. »
Et là mon sang n’a fait qu’un tour, car les poncifs sexistes j’en ai soupé et continue encore d’en souper, en tant que femme. Mais qu’ils soient légitimés par une autorité de l’Etat, c’est tout juste inacceptable ! En un jugement rendu, liberté, égalité et fraternité ont été balayées d’un trait de plume. De plus, il est intolérable qu’une profession soit stigmatisée, connotée… sur un critère intime qui ne relève que de la sphère privée. Enfin, gay ou pas, que demande-t-on à son coiffeur ? Qu’il ait du talent et qu’il soit gai accessoirement !
Après la baisse d’activité du secteur de la coiffure en 2015, l’arrivée prochaine d’un flot de coiffeurs du dimanche sans diplôme grâce à Emmanuel Macron (si sa Loi 2 passe), décidément très « en marche » et cette nouvelle affaire, le secteur de la coiffure n’est décidément pas en veine en ce moment !
Du coup, je retourne vite chez le coiffeur et vous invite à en faire autant…
Et vive le coiffeur libre !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
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