Le gris de mise

Édito 190

Delphine HENRIET
Sans grise mine
12 Mai 2015
Les cheveux gris, comme la calvitie, c’est une histoire de famille. Et pour ma part, j’espère bien qu’il en sera ainsi ! Après, les voies de la génétique sont impénétrables… Cela étant, si je n’ai pas encore les tempes ni les racines grisonnantes, j’ai déjà quelques cheveux gris ou blancs. Mais, qui n’en a pas, me direz-vous ?
A ce propos, un coiffeur m’a récemment fait remarquer, sans couper les cheveux en quatre, que je n’en avais pas trop, sous-entendu à mon âge. Je l’ai remercié pour son tact et lui ai dit que j’envisageais cette période grisonnante avec une relative sérénité. Sûrement est-ce plus facile de le croire avant, qu’au moment venu… Mais pour être parfaitement honnête, je trouve les cheveux gris particulièrement chics, et je ne parle pas ici des cheveux poivre et sel des hommes, classés hors concours, mais bien de ceux des femmes.
Or, plusieurs magazines, de publics divers et variés, viennent de consacrer leur « une beauté » au phénomène « silver ». Il était temps, me suis-je dit ! Au fil des articles, le doux passage « d’une pointe de gris » au « tout gris » est mis en lumière, du balayage silver, à la coloration grise, en terminant par les soins embellisseurs de gris pour éviter l’effet jauni.
Reste que les mentalités ne « virent » pas au gris aussi vite qu’une coloration ton sur ton. Il faut ou faudrait du temps pour que cette marque des ans devienne in, fashion à souhait, la it couleur du moment, un must have… Et d’ailleurs, que dit-on d’un homme qui a les cheveux gris ? Qu’il est beau. Et d’une femme ? Qu’elle est vieille.
Enfin, si la vérité sort toujours de la bouche des enfants, faites-le test auprès de vos têtes blondes pour lesquels toute femme avec des cheveux gris est une Mamie… et vous aurez la « tonalité ambiante ».
Mais peut-être aussi que les moerus auront changé, d’ici à ce que mes cheveux soient gris. Pour l’heure, je persiste et signe : vive les femmes gris de mise !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
A ce propos, un coiffeur m’a récemment fait remarquer, sans couper les cheveux en quatre, que je n’en avais pas trop, sous-entendu à mon âge. Je l’ai remercié pour son tact et lui ai dit que j’envisageais cette période grisonnante avec une relative sérénité. Sûrement est-ce plus facile de le croire avant, qu’au moment venu… Mais pour être parfaitement honnête, je trouve les cheveux gris particulièrement chics, et je ne parle pas ici des cheveux poivre et sel des hommes, classés hors concours, mais bien de ceux des femmes.
Or, plusieurs magazines, de publics divers et variés, viennent de consacrer leur « une beauté » au phénomène « silver ». Il était temps, me suis-je dit ! Au fil des articles, le doux passage « d’une pointe de gris » au « tout gris » est mis en lumière, du balayage silver, à la coloration grise, en terminant par les soins embellisseurs de gris pour éviter l’effet jauni.
Reste que les mentalités ne « virent » pas au gris aussi vite qu’une coloration ton sur ton. Il faut ou faudrait du temps pour que cette marque des ans devienne in, fashion à souhait, la it couleur du moment, un must have… Et d’ailleurs, que dit-on d’un homme qui a les cheveux gris ? Qu’il est beau. Et d’une femme ? Qu’elle est vieille.
Enfin, si la vérité sort toujours de la bouche des enfants, faites-le test auprès de vos têtes blondes pour lesquels toute femme avec des cheveux gris est une Mamie… et vous aurez la « tonalité ambiante ».
Mais peut-être aussi que les moerus auront changé, d’ici à ce que mes cheveux soient gris. Pour l’heure, je persiste et signe : vive les femmes gris de mise !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.