Variation autour de la coiffure

Édito 55

Delphine HENRIET
L'art et la manière à portée de ciseaux
28 Février 2012
Entre « Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie » et « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis », son pendant universel et masculin, il y a une autoroute, celle du changement, que j’emprunte avec une allégresse printanière. A propos d’expressions françaises, dont je saupoudre certaines de mes chroniques, avec parcimonie et sans systématisation non plus au risque de tomber dans la « curcuma-mania », l’un des ouvrages plébiscités à Noël dernier fut « Les 1001 expressions préférées des français ». Un livre sur nos formules aimées, abordées par le bout humoristique de la lorgnette pour une vision imagée, illustrée, colorée… de l’humanité.
Refermons cette parenthèse sémantique en en gardant la couleur et reprenons le chemin de mon autoroute du changement en mode variation…
Mars est le mois de la coiffure : rendez-vous calendaire, thème de presse écrite quasi gravé dans le marbre. Après les régimes express avant les fêtes, ceux de rattrapage post agapes, les résolutions de remise en forme de début d’année, l’esthétique sans chirurgie… et avant le « tout pour être belle et beau en maillot » d’Avril, la coiffure est la reine de Mars ! C’est également l’heure où revenu(e) ou non de la montagne et du ski, nous rangeons soigneusement casque, bonnet, chapka… jusqu’à l’année prochaine. L’hiver touche à sa fin le mardi 20 Mars précisément, et une mise en lumière de notre chevelure, une coupe transformation ou activatrice de repousse, un relooking subtil… font sens.
La saison du renouveau sous l’impulsion de la nature, des jours qui rallongent… nous touche de ses rayons ensoleillés, encore discrets, et nous exhorte à quelques initiatives ou fantaisies capillaires…
A ce propos, et peut-être le pensez vous aussi, je trouve que la coiffure s’est assagie dans le bon sens du terme. Et loin de moi l’idée de prétendre ici qu’elle s’est ternie ou a perdu son originalité. Si sophistication, couleur, coupe, structure, volume, matière, technique… font toujours loi, je les trouve mieux maîtrisés, nuancés et utilisés sur mesure. Exit les comportements capillaires moutonniers jusqu’à ressembler aux ovins de Panurge ! La « vague » permanente des années 80 et son corollaire l’effet caniche, le court en brosse, le « dégradé footballeur », les mèches à gogo, la couleur uniforme prune, rousse, noire corbeau… semblent derrière nous et une erreur de l’histoire de la coiffure. Quant au carré Pamela Ewing et à la crinière Sue Ellen, ils semblent définitivement rangés des voitures sauf dans quelques dessins animés satiriques... Aujourd’hui le dialogue avec notre coiffeur a changé car il s’agit bien d’échange, d’écoute, de conseil… pour un résultat qui nous ressemble, nous embellit, est possible aussi avec notre nature de cheveu et est réalisé en pleine confiance sur fond de : coupe visagiste, couleurs naturelles ou végétales, ton sur ton, effet patiné, piquetage, soin capillaire profond… Et au final et je vous le souhaite une nouvelle image de vous que vous avez plaisir à regarder, en sortant d’un salon, dans toutes les vitrines alentour.
Vite, chez le coiffeur !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
Refermons cette parenthèse sémantique en en gardant la couleur et reprenons le chemin de mon autoroute du changement en mode variation…
Mars est le mois de la coiffure : rendez-vous calendaire, thème de presse écrite quasi gravé dans le marbre. Après les régimes express avant les fêtes, ceux de rattrapage post agapes, les résolutions de remise en forme de début d’année, l’esthétique sans chirurgie… et avant le « tout pour être belle et beau en maillot » d’Avril, la coiffure est la reine de Mars ! C’est également l’heure où revenu(e) ou non de la montagne et du ski, nous rangeons soigneusement casque, bonnet, chapka… jusqu’à l’année prochaine. L’hiver touche à sa fin le mardi 20 Mars précisément, et une mise en lumière de notre chevelure, une coupe transformation ou activatrice de repousse, un relooking subtil… font sens.
La saison du renouveau sous l’impulsion de la nature, des jours qui rallongent… nous touche de ses rayons ensoleillés, encore discrets, et nous exhorte à quelques initiatives ou fantaisies capillaires…
A ce propos, et peut-être le pensez vous aussi, je trouve que la coiffure s’est assagie dans le bon sens du terme. Et loin de moi l’idée de prétendre ici qu’elle s’est ternie ou a perdu son originalité. Si sophistication, couleur, coupe, structure, volume, matière, technique… font toujours loi, je les trouve mieux maîtrisés, nuancés et utilisés sur mesure. Exit les comportements capillaires moutonniers jusqu’à ressembler aux ovins de Panurge ! La « vague » permanente des années 80 et son corollaire l’effet caniche, le court en brosse, le « dégradé footballeur », les mèches à gogo, la couleur uniforme prune, rousse, noire corbeau… semblent derrière nous et une erreur de l’histoire de la coiffure. Quant au carré Pamela Ewing et à la crinière Sue Ellen, ils semblent définitivement rangés des voitures sauf dans quelques dessins animés satiriques... Aujourd’hui le dialogue avec notre coiffeur a changé car il s’agit bien d’échange, d’écoute, de conseil… pour un résultat qui nous ressemble, nous embellit, est possible aussi avec notre nature de cheveu et est réalisé en pleine confiance sur fond de : coupe visagiste, couleurs naturelles ou végétales, ton sur ton, effet patiné, piquetage, soin capillaire profond… Et au final et je vous le souhaite une nouvelle image de vous que vous avez plaisir à regarder, en sortant d’un salon, dans toutes les vitrines alentour.
Vite, chez le coiffeur !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.