La belle initiative de Lucia Iraci

Édito 33

Delphine HENRIET
Osez, osez, Joséphine...
20 Septembre 2011
Y a-t-il une saison privilégiée pour l'altruisme ? Pourquoi pas le printemps... ou mieux l'été... à moins que l'automne voire l'hiver... Dans tous les cas, c'est une affaire personnelle. Une autre chose est sûre, il faut aller bien pour penser aux autres. C'est comme l'amour : comment aimer l'autre quand on ne s'aime pas ? Quant à celles et ceux qui traversent une période difficile, ils ne sont pas une aide précieuse pour les personnes qui sont encore plus ou différemment dans le besoin. En effet, il est illusoire de croire que l'on va pouvoir donner quand on est soi-même dans l'attente, la reconstruction...
Mon propos ne concerne pas l'aide financière, le don anonyme est nécessaire aussi, mais le soutien que l'on peut apporter à autrui, de personne à personne, par ce que l'on est ou ce que l'on construit pour lui.
Une femme, Lucia Iraci, après une enfance peu commune, doux euphémisme, et une carrière professionnelle au top en tant que coiffeuse studio des défilés a franchi le pas, à un moment de sa vie. Si son histoire m'interpelle c'est parce que cette femme a compris, par son métier, le regard qu'elle porte sur les femmes notamment, que pouvoir se regarder dans un miroir, s'accepter et s'apprécier parce que l'on est pimpante (bien coiffée, maquillée, habillée...), c'est essentiel pour la femme. Une psychologue spécialiste du "burn out" m'avait également fait part de cette étape comme une première pierre à la reconstruction. Pôle Emploi en a également pris conscience et propose, depuis peu, des séances de relooking à certains demandeurs et demandeuses d'emploi, en situation précaire.
Mais revenons à Lucia Iraci...
En parallèle du salon de coiffure Lucia Iraci à Saint Germain des Prés, elle a ouvert, en mars dernier, dans le quartier "difficile" de la Goutte d'Or à Paris, et avec l'aide de mécènes, un espace "beauté" pour que les femmes bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active) puissent, avant un entretien d'embauche, un rendez-vous ou simplement pour se sentir bien, se faire coiffer, maquiller, manucurer et relooker (prêt de vêtements) moyennant 3€. Le prénom de ce lieu hors du commun ? Joséphine, en clin d'oeil à la soeur de Lucia.
Une belle initiative et une histoire qui commence car d'autres ouvertures sont en projet.
Et si Bashung chantait "Osez, osez, Joséphine...", je vous le dis, moi, "Soutenez, soutenez, Joséphine..."
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
PS. Découvrir également l'innterview de Lucia Iraci
Mon propos ne concerne pas l'aide financière, le don anonyme est nécessaire aussi, mais le soutien que l'on peut apporter à autrui, de personne à personne, par ce que l'on est ou ce que l'on construit pour lui.
Une femme, Lucia Iraci, après une enfance peu commune, doux euphémisme, et une carrière professionnelle au top en tant que coiffeuse studio des défilés a franchi le pas, à un moment de sa vie. Si son histoire m'interpelle c'est parce que cette femme a compris, par son métier, le regard qu'elle porte sur les femmes notamment, que pouvoir se regarder dans un miroir, s'accepter et s'apprécier parce que l'on est pimpante (bien coiffée, maquillée, habillée...), c'est essentiel pour la femme. Une psychologue spécialiste du "burn out" m'avait également fait part de cette étape comme une première pierre à la reconstruction. Pôle Emploi en a également pris conscience et propose, depuis peu, des séances de relooking à certains demandeurs et demandeuses d'emploi, en situation précaire.
Mais revenons à Lucia Iraci...
En parallèle du salon de coiffure Lucia Iraci à Saint Germain des Prés, elle a ouvert, en mars dernier, dans le quartier "difficile" de la Goutte d'Or à Paris, et avec l'aide de mécènes, un espace "beauté" pour que les femmes bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active) puissent, avant un entretien d'embauche, un rendez-vous ou simplement pour se sentir bien, se faire coiffer, maquiller, manucurer et relooker (prêt de vêtements) moyennant 3€. Le prénom de ce lieu hors du commun ? Joséphine, en clin d'oeil à la soeur de Lucia.
Une belle initiative et une histoire qui commence car d'autres ouvertures sont en projet.
Et si Bashung chantait "Osez, osez, Joséphine...", je vous le dis, moi, "Soutenez, soutenez, Joséphine..."
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
PS. Découvrir également l'innterview de Lucia Iraci
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