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L'homme fidèle... en bien-être

L'homme fidèle... en bien-être
Édito 19
Delphine HENRIET
Delphine HENRIET

Un client à part

10 Mai 2011
Mon titre vous interpellera-t-il ? En plus de son exactitude avérée, il a aussi vocation à piquer votre curiosité, sans vous faire tomber des nues pour autant.

Voici les faits : l'homme, comprenez l'être masculin, est de plus en plus adepte de bien-être et de soins (Cf. Mon édito du 8 février 2011). Ajoutons à cela, qu’il est un client fidèle, « impec » et que les adresses bien-être se l'arrachent à l’inverse des femmes qui souvent varient. Sans me faire hara-kiri, ni jeter la pierre à la gent féminine en m'en désolidarisant, il y a dans ce constat plusieurs leçons à comprendre, certaines même à retenir :

Primo, quand l'homme prend rendez-vous pour un soin, il s'y tient et s’y rend qu'il pleuve, neige ou vente. Bref, on peut compter sur lui, ce qui transposé au terrain du quotidien se révèle d’ailleurs dans sa propension à ne jamais rater un match du tournoi des VI Nations, sa séance de sport, un verre avec ses amis... Un rendez-vous pris est comme gravé dans le marbre notamment quand il le concerne au premier chef. Alors que nous, les femmes, nous nous laissons facilement happer par des priorités de dernière minute, voire même par l'ombre de la culpabilité, reportant trop souvent un rendez-vous.

Secundo, l’homme, sur place, est pleinement disponible pour son soin, et pour rien ni personne d'autre. Il coupe tout : son mobile et les ponts. Est-ce son incapacité à faire deux choses à la fois qui l’explique ? Sûrement ! Comme, par exemple, quand il lit le journal, conduit, regarde la télévision... C'est cérébral pour être précise, l’homme n’utilisant qu’un lobe de son cerveau à la fois. Ne vous fatiguez pas, nous ne pouvons pas lutter contre. Cela étant, nous ferions bien d’en prendre de la graine plutôt que de passer des coups de fil pendant une manucure ou de repenser la liste de courses pour le dîner de vendredi alors que nous sommes en train de nous faire masser. Enclenchons le bouton « pause »…

Tertio, l'homme ne croit pas beaucoup à l'herbe plus verte ailleurs et est donc un client fidèle. Dès qu’il a trouvé le lieu qui « lui va », il y retourne comme si l'adresse était programmée dans son GPS intérieur. Sur ce point-là, je suis plus circonspecte sans verser non plus dans l'insatisfaction chronique. Laissons un peu de place aussi à la curiosité, à l'ouverture d'esprit, aux nouvelles expériences en matière de soins… sans zapper non plus à tous crins.

Quatro enfin, l'homme écoute et accepte les conseils qu’on lui donne en matière de soins et de cosmétiques, un domaine suffisamment rare pour être souligné ! Ainsi, il se laisse facilement convaincre à acheter des produits. C’est un bon client, je vous assure, car s’il a l’âme guerrière dans d’autres situations, il est démuni ou d’une docilité touchante quand on évoque sa peau sensible, son cheveu terne… comme si sa virilité était en jeu. D’où carte blanche et carte bancaire pour y remédier sans compter ! Quant à nous, il faut généralement plus d’une bonne affaire et d’un argument commercial pour nous convaincre. C’est une facette faite femme…

Moralité, adoptons le primo et le secundo sur le champ ! Relativisons ou laissons-lui le tertio et le quatro…

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.